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une grande colocation de seniors verra bientôt le jour à Brinon-sur-Sauldre

une grande colocation de seniors verra bientôt le jour à Brinon-sur-Sauldre
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Une colocation pouvant accueillir jusqu’à 12 seniors s’implantera à Brinon-sur Sauldre au printemps prochain. Venue des pays nordiques, cette pratique se répand de plus en plus en France.

“Nous étions en train de prendre l’apéritif et l’un de mes fils me parlait d’un projet de colocation avec ses amis. Nos parents commencent aussi à prendre de l’âge mais on ne voulait pas les voir partir en EHPAD”. C’est comme ça qu’en février 2020, Béatrice Nizon, la responsable du projet, a eu l’idée un peu farfelue de créer une colocation pour seniors avec l’une de ses amies d’enfance, Céline Bailly, aide soignante dans un EHPAD à Sully-sur-Loire. Les deux femmes se sont donc lancés dans ce projet avec leurs seules économies.

Importé des pays du nord de l’Europe, le concept tend à se développer de plus en plus en France.Une façon de briser la solitude et d’être au contact avec des personnes de la même génération. La colocation peut aussi représenter un soulagement financier pour les petites retraites.

« On veut que cela reste un endroit convivial »

Evidemment, les deux amies veulent faire en sorte que les 10 à 12 colocataires présents se sentent comme chez eux dans cette ancienne auberge de Brinon. “Ils auront leurs lieux privatifs avec leur propre chambre et salle de bain. La cuisine, la salle à manger, le salon et la lingerie seront quant à elles des pièces communes”. Ils pourront aussi accueillir leurs proches. “Ils pourront rentrer dans la colocation. On proposera aussi des gîtes pour les personnes qui viennent de loin”.

Les chambres de l’ancienne auberge du 7 font entre 15 et 30m2. Les 6 chambres déjà existantes ont donc été rafraichies et l’appartement des anciens propriétaires, situés au rez-de-chaussée, a permis d’en aménager 4 de plus.“Il y avait des travaux à faire, mais ce n’était pas insurmontable”.

Par ailleurs, une grande pièce de vie est mise à disposition des locataires pour partager des moments et leurs repas ensemble. “La salle à manger est très grande donc on a pu y installer une table pouvant accueillir jusqu’à 15 personnes. On veut que cela reste un endroit convivial”. Pour que la cohabitation se passe au mieux, des rencontres sont organisées entre les gérantes et les potentiels candidats : “on évalue si la personne est capable de vivre en collectivité. Nos questions font de sa participation milieu associatif au genre de musique qu’elle écoute”

A la différence d’une maison médicalisée, aucun personnel soignant ne sera présent au sein de la colocation, ne permettant à la structure que d’accepter des personnes autonomes, ou qui ne nécessitent pas une prise en charge adaptée. “Des médecins pourront venir voir les habitants si nécessaire. Céline est cadre infirmière dans un EHPAD donc elle sera déjà là si besoin de soutien médical. Puis pendant la crise sanitaire, nous recevrons par son intermédiaire toutes les informations de l’ARS dont nous aurions besoin” précise Béatrice Nizon, qui a elle quitté son travail ATSEM au mois de novembre dernier pour se consacrer pleinement à ce projet.

Deux gérantes au service de leurs colocataires

La commune de Brinon, qu’elles ont choisi pour la proximité de leur domicile et ses prix accessibles, a aussi réussi à maintenir ses petits commerces, tout en gardant cette atmosphère de village.

Béatrice Nizon et Céline Bailly seront là tous les jours, du matin au soir. Elles se chargeront de l’entretien de pièces communes, des courses et de la préparation des repas. Elles aimeraient aussi proposer au moins deux activités par semaine à ces colocataires. “On connait par exemple des professeurs de sport pour seniors qui pourraient intervenir. On envisageait aussi d’organiser un atelier d’art floral, des projections de films, et même des voyages lorsque se sera à nouveau possible” se réjouit Béatrice.

Les prix des chambres oscille entre 800 et 1500 euros selon leur taille, comprenant les charges, et le service proposé par les deux gérantes. Si l’ouverture est prévue pour le mois de juin 2021, les deux fondatrices ont déjà des candidatures sérieuses, et plusieurs curieux.

 



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