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U levante persiste et signe

U levante persiste et signe
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Au coeur de la polémique, la parcelle cadastrée 134. Plusieurs reproches ont été adressés à la municipalité ajaccienne par l’opposition et l’association de défense de l’environnement. La mairie se défend de toute irrégularité. U levante, de son côté, demande l’interruption des travaux. 

Les explications de Laurent Marcangeli et de Nicole Ottavy, son adjointe à l’urbanisme, n’avaient guère convaincu l’opposition nationaliste, très virulente, lors du Conseil municipal du 23 février dernier. 

L’association U levante n’est pas plus rassurée. Bien au contraire. Dans un courrier adressé au maire d’Ajaccio et à ses conseillers municipaux, elle renouvelle la demande de publication d’un arrêté interruptif des travaux sur la parcelle 134, sur la route des Sanguinaires. 

Et si  Laurent Marcangeli ne s’exécutait pas, elle le met en garde : “la responsabilité pénale de la commune pourrait être recherchée pour complicité de destruction d’espèce protégée”. 

ILLUSTRATION/

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© Alexandre Prévot / Flickr

Quelles sont les raisons de la fronde ?

Non respect de convention de maîtrise d’usage et de gestion conservatoire

Ce n’est que l’un des griefs à l’encontre de la mairie d’Ajaccio évoqués par U levante dans son courrier, mais c’est celui par lequel l’association ouvre sa lettre :

Au lieu-dit Loretto, où Engie réaménage la station de stockage GPL d’Ajaccio, la société doit appliquer des mesures “visant à supprimer, réduire et compenser les effets du nouvel ouvrage sur l’environnement”. 

Responsabilité pénale de la commune.

U levante

Une convention tripartite a été signée entre la mairie d’Ajaccio, et le conservatoire des espaces naturels de Corse, visée par Engie, pour préserver trois espèces, la tortue d’Hermann, le Sérapias négligé et le Sérapias à petites fleurs. 

Le problème, c’est que la CP 134 aurait été exclue de la convention tripartite, dans la mesure où elle aurait fait l’objet d’une promesse de vente. Elle est donc dégagée de ces obligations. 

Laurent Marcangeli, le maire d'Ajaccio.

Laurent Marcangeli, le maire d’Ajaccio.

© Christophe Morin / IP3

U levante dénonce le fait que rien, sur le site, ne fasse mention de la diminution des espaces support des mesures compensatoires. L’association ne comprend pas non plus pourquoi l’avenant n’a pas été rendu public.

Elle conclut en affirmant que l’acte de vente, signé gré à gré par Laurent Marcangeli, “viole les engagements pris par la commune en novembre 2017 auprès de ses contractants, Engie et le CEN-Corse”.

Dangerosité d’un parking débouchant sur la route départementale

Autre problème soulevé par le courrier d’U levante, le parking sous-terrain d’une future promotion immobilière, sur la même parcelle 134. Il donne accès directement à la route, par l’avant de la résidence, sur un tronçon qui est “unanimement considéré comme dangereux”. 

Ce caractère de dangerosité avait été souligné par le Conseil municipal du 217 juin 2018. Le permis de construire n° 02A004 18 A0158, pour autant, fait bien mention de la sortie du parking incriminée. 

Sur ce point, Laurent Marcangeli a reconnu la légitimité de la question. La municipalité répondra à ces interrogations lors d’une prochaine session du conseil. 

Un référentiel caduc

Une autre passe d’armes entre l’opposition et U levante d’un côté, et la mairie d’Ajaccio de l’autre, concerne le classement de la zone de la parcelle 134 sur laquelle doit être construit un parking. 

Elle était initialement vouée à “des activités sociales, d’enseignement, de formation et de recherches liées au développement des énergies renouvelables”. Et donc pas à un parking. 

Mais Nicole Ottavy, en session, ne s’est pas privée de rappeler que cette zone avait été “annulée par le tribunal administratif en 2014”, “une décision confirmée par la Cour d’appel de Marseille le 15 mai 2016”.

Illustration/ Conseil municipal d'Ajaccio, en février 2019

Illustration/ Conseil municipal d’Ajaccio, en février 2019

© Stéphane Lapera / FTVIASTELLA

Dans son courrier, U levante le reconnaît, mais ne se gêne pas pour rappeler à l’adjointe que l’urbanisme de la zone était “subordonné explicitement à une modification du POS ou à la création d’une ZAC. Or, il n’y a jamais eu ni modification du POS ni création de ZAC”.

Le secteur resterait donc inconstructible...

On le voit, la politique d’urbanisme d’Ajaccio, plus grande ville de Corse, principal bassin de population et objet d’enjeux immobiliers majeurs, n’a pas fini de faire débat. 



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