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Reims : dans l’immobilier, les biens sont pris dans la journée

Reims : dans l’immobilier, les biens sont pris dans la journée
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Ludovic Marchal est agent immobilier au centre-ville de Reims. Il a ouvert également une agence à Fismes, à une trentaine de kilomètres de là. Et depuis le déconfinement, il ne chôme pas, c’est le moins que l’on puisse dire ! “On enchaîne les visites, indique-t-il. Il y a jusqu’à deux ou trois acheteurs potentiels par visite. Tout ce qui est vu est acheté. Le beau temps nous a aidés et surtout, après le confinement, les gens ont très vite eu envie de signer les compromis de vente réalisés avant le 17 mars. Les acheteurs sont bien là, mais les biens se raréfient. Il n’y a pas de baisse. Les prix sont soutenus.”

L'activité des agences immobilières est repartie de plus belle / © Document remis
L’activité des agences immobilières est repartie de plus belle / © Document remis

 

Un regain d’intérêt pour la campagne

A l’office notariale Thiénot, Me François Gauthier confirme : “les délais de commercialisation ont raccourci car pendant deux mois, il n’y a pas eu de visite. Aujourd’hui, on assiste à un rattrapage. A Reims, le déséquilibre entre l’offre et la demande déjà chronique, s’est accentué. Mais on constate un regain d’intérêt pour les maisons de campagne. Il y a un dynamisme en zone rurale, dans un rayon de quinze à vingt kilomètres autour de Reims et jusqu’à une demi-heure du centre. Les terrains nus, peu nombreux, se vendent bien aussi. Côté prix, avant l’épidémie, le marché plutôt dynamique était légèrement haussier. Il est trop tôt pour se prononcer sur la reprise, mais la tendance est stable avec une hausse sur les produits rares, comme une maison avec jardin, au centre-ville.”

 

Des biens pris dans la journée !

Installé à Witry-les-Reims, Vincent Poitevin, président de la chambre champardennaise de la FNAIM (Fédération Nationale de l’Immobilier) en est convaincu : “Le confinement a joué. Actuellement, les biens sont pris dans la journée. C’est la même chose dans toute la France. Certains s’attendaient à une baisse des prix. Ce n’est pas le cas. Les primo-accédants achètent avec un peu de travaux. Ensuite, on souhaite moins de travaux, mais ce qui domine, c’est le souhait d’avoir un petit espace extérieur : un balcon (en ville), une cour ou un jardin.”

Seulement la rareté se paie. Au centre-ville de Reims, il ne faut pas compter trouver un bien immobilier avec jardin à moins de 500.000 €, mais selon qu’il y a, ou non, des travaux à réaliser, le prix peut monter à 700.000 €.

En quatre ans, à Reims, un rez-de-jardin est passé de 265/275.000 € à 380.000€. Les prix sont soutenus, avec cette certitude, le centre sera toujours dynamique et cher.

Dans une enquête réalisée du 29 mai au 4 juin auprès de 6.304 locataires par ” lagenceblue.fr”, il apparaît qu’après le confinement, 66% des personnes interrogées ont envie de changer d’habitation. Pour 53% d’entre elles, un espace extérieur privé est aussi important que la surface intérieure. Taindis que 45% rêvent de campagne. Autant dire que l’activité du marché de l’immobilier n’est pas près de ralentir.



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