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La fronde du maire de Villeneuve-lès-Béziers contre les conséquences de la future LGV Montpellier-Perpignan pour sa commune


C’est une campagne d’affichage qui ne passe pas inaperçue en pays biterrois. Fabrice Solans veut que sa commune ne soit plus « Villeneuve la sacrifiée » sur l’autel de la ligne à grande vitesse. Il dénonce plus de 30 ans de conséquences négatives pour Villeneuve-lès-Béziers.

Elu maire de Villeneuve-lès-Béziers en 2020, Fabrice Solans également vice-président de la Communauté d’Agglomération Béziers-Méditerranée délégué à l’habitat, au renouvellement urbain, au pluvial et à la GEMAPI vient de lancer une campagne d’affichage choc.

Il fustige les conséquences néfastes passées et à venir de la LGV Montpellier-Perpignan pour sa commune de 4.100 habitants.

« C’est nous qui avons tous les inconvénients depuis 30 ans et en plus on nous sollicite pour payer les dégâts. Je ne veux pas que les Villeneuvois soient leurs propres fossoyeurs »

Fabrice Solans, maire de Villeneuve-lès-Béziers.

Pour lui, « Villeneuve la sacrifiée », cela suffit ! C’est le message de sa campagne d’affichage où un TGV percute un obstacle en verre.

Il demande des comptes à l’agglomération de Béziers, à la SNCF et à l’Etat.

« Nous ne sommes pas opposés au projet de LGV » explique le maire, « mais Villeneuve accumule les conséquences négatives du projet depuis le début ».

Les emprises foncières pour la LGV et pour le raccordement fret. Les terrains pour la gare TGV de Béziers. Autant de surfaces importantes prises à la commune qui a déjà le handicap d’être en grande partie située en zone inondable, 65% des terres. Il y a aussi les conséquences écologiques et environnementales de la construction de la LGV sans oublier que ces infrastructures couperont la communes en deux.
De plus, des entreprises et des commerces vont être expropriées pour pouvoir faire les travaux, comme la ZAC de la Montagnette, c’est autant de recettes fiscales en moins pour la mairie.

Le maire soulève aussi un paradoxe. L’Etat exige plus de logements sociaux, sous peine de forte amende. La commune et la nouvelle municipalité doivent passer de 4% à 20%. La mairie vient de signer un accord sur 3 ans mais entre-temps Fabrice Solans refuse les pénalités.

« L’Etat nous oblige à réaliser plus de logements sociaux et dans le même temps, il nous prend une grande part des seules surfaces constructibles de la commune pour y faire passer la voie ferrée. On fait comment ? Je ne veux pas payer des pénalités pour cela ».

Fabrice Solans.

« Tout cela pour 18 minutes gagnées entre Paris et Béziers » se désole l’élu.

Le maire réclame donc des moratoires pour la construction de logements sociaux, l’arrêt des pénalités sanctionnant le manque de HLM sur la commune, la validation de zones constructibles gelées depuis des années et des compensations financières pour les « nombreux troubles subis par la commune ».
Il veut aussi que SNCF réseau réalise plusieurs infrastructures pour atténuer « les multiples désagréments engendrés par le tracé de la LGV ».





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