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La Côte d’Azur cherche des toits pour loger ses saisonniers



Sur la Côte d’Azur, la saison touristique est marquée par une pénurie de saisonniers : serveurs, réceptionnistes, cuisiniers… Beaucoup déclinent les propositions à cause du logement, trop cher. Des professionnels souhaiteraient pouvoir les héberger à petit prix dans les cités universitaires.

La saison estivale bat son plein, mais la problématique du recrutement des saisonniers est toujours là. Certes, les différents confinements ont entraîné des reconversions professionnelles, mais il n’y a pas que ça. Le coût des loyers aussi est un frein pour attirer des salariés venus d’ailleurs.

Cet été, nous avons refusé 500 CV, qui étaient pourtant des bons profils, parce que nous n’avons pas de logement à leur proposer. À Nice, nous avons 25 postes à pourvoir, que nous aurions pu attribuer à ces saisonniers extérieurs que nous avons refusé.

Valentin Brune, dirigeant de Love my job

À Nice, le groupement d’employeurs « Love my job » embauche 2.000 personnes par mois. Cette association Loi 1901 les met ensuite à disposition de ses entreprises adhérentes. et s’occupe du contrat de travail, de la fiche de paie et de l’Urssaf.

« Trouver un appartement est plus compliqué que trouver un job« 

Chez les professionnels du secteur, même constatation. En dehors des saisonniers locaux, difficile de faire venir des employés d’autres départements quand les loyers pour un studio oscillent entre 600 et 800 euros et qu’il faut justifier d’un salaire trois fois supérieur.

« On a essayé avec deux personnes venues de Bretagne, mais le coût du logement les a fait renoncer« , regrette Anica Bosse, responsable de la plage Bella Nissa. « Alors on se base plutôt sur des locaux. Eux ont, soit de la famille, soit sont déjà logés sur place.« 

En Haute-Savoie, à la frontière avec la Suisse, les loyers sont chers. En descendant dans le sud, je pensais que ça serait moins élevé. Mais non, c’est à peu près les mêmes prix, sauf qu’on n’a pas le salaire suisse qui va avec…

Hugo, candidat à un poste de chef de rang

Le jeune homme vient de finir son école hôtelière et recherche un CDD ou un CDI pour commencer sa vie active. « En arrivant sur Nice, ça a été un peu compliqué de trouver un logement car j’étais encore étudiant, je n’avais pas de travail, ni de période d’essai. Heureusement, mon conjoint a des revenus suffisants pour répondre aux conditions requises pour un appartement. Tout seul, je n’aurais pas pu me loger.« 

De son côté, Loïc, un chef de partie de 20 ans, va continuer à vivre chez ses parents. « Trouver un appartement est plus compliqué que trouver un job.« 

La solution : les cités U ?

Dans les trois villes où Love my job est implantée (Paris, Bordeaux et Nice), il n’y a que sur la Côte d’Azur que cela coince. « Les gens qui viennent sur Paris se débrouillent pour se loger par eux-mêmes. Jusqu’à l’année dernière, on n’a jamais eu de difficulté« , argumente Valentin Brune.

Les hôtels-restaurants logeant eux-mêmes leurs employés se comptent sur les doigts d’une main, alors Valentin Brune propose une idée : les héberger dans les internats ou les cités universitaires, inoccupés l’été.

Il faut rendre ces lieux accessibles à des prix coûtants pour qu’un saisonnier puisse se loger à moins de 200 ou 300 euros par mois.

Valentin Brune, dirigeant de Love my job

« Moi, ça m’intéresserait« , assure Hugo. « Ce serait une manière intelligente de rentabiliser la chose et un coup de pouce aux jeunes« .

Pour trouver une solution à cette problématique, il faudra donc sans doute passer par les collectivités locales et les pouvoirs publics. Car, pour un particulier, il est bien plus rentable de louer son appartement sur Internet à la semaine à des touristes plutôt qu’à des jeunes saisonniers qui travaillent…





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