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Conjoncture Immobilière

Graves malfaçons dans une construction : la détresse d’une famille en Lot-et-Garonne

Graves malfaçons dans une construction : la détresse d’une famille en Lot-et-Garonne
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Le projet d’une vie qui tourne au cauchemar“.

C’est ainsi que commence le récit des déboires de Nicolas Torchala et de Stéphanie Guilbert racontés sur la page Leetchi “Soutien à la famille TORCHALA pour finir leur maison”.
 

Au départ, l’envie de faire construire

Nicolas, technicien de maintenance, Stéphanie, comptable, et leur fille de 10 ans auraient dû couler un confinement heureux dans leur maison de Marmont-Pachas.

Une bâtisse entourée de verdure construite à une dizaine de kilomètres au sud d’Agen.
 

Ils contractent un emprunt de 210 000 euros, signent un contrat avec un maître d’oeuvre et les travaux débutent au printemps 2017.

Au fil des mois les mauvaises surprises s’accumulent. Les travaux stagnent, les devis changent, les plans sont modifiés sans accord préalable… Début  2018 ils décident d’interrompre le chantier et de faire procéder à une expertise.

Cette dernière sera sans appel.

Elle pointe des malfaçons depuis les “fondations jusqu’à la charpente concernant autant le gros oeuvre que le second oeuvre” explique le couple. “Il n’y a pas un seul corps de métier où il n’y a pas de défaut” se désole t-il.
 

“Il n’y a pas un seul corps de métier où il n’y a pas de défaut”

Ainsi, les fondations comporteraient 50 % de ferrailles en moins que la norme exigée. Les murs du sous-sol ne seraient pas étanches, les murs extérieurs pas droits et la maison montée comme une pyramide, la charpente pas stable … La liste est longue et les problèmes mettent en péril la structure. 
 

Une maison payée, inhabitable et non remboursable

Les experts ont estimé qu’il faudrait débourser au minimum 60 000 euros pour effectuer les travaux de consolidation nécessaires.

Une procédure judiciaire est donc engagée. Mais nouveau coup dur : en décembre dernier le maître d’oeuvre met la clef sous la porte. Sa société, ainsi que celle de son assureur, sont liquidées. 

Les Torchala-Guilbert se retrouvent propriétaires d’une maison inhabitable. Leur prêt a été utilisé à 95%. Et ils vont devoir en contracter un autre pour ne pas tout perdre.

Leur banque les suivra t-elle ? Auront-ils la capacité de rembourser 60 000 euros supplémentaires ? Et de rajouter de l’argent pour les finitions (électricité, plomberie, peinture, cuisine, sanitaires…) ?

Le couple n’avait pas souscrit d’assurance dommage-ouvrage sur les conseils…du maître d’oeuvre. Il ne sait pas comment il va pouvoir se sortir de cette impasse. D’autant qu’il va devoir commencer à rembourser son prêt au mois de juin. Tout en continuant à payer le loyer de son actuelle location…

On a vécu des moments très difficiles” nous confie Nathalie qui sait que la solution serait de démolir et reconstruire convenablement. “Mais ça c’est pas possible parce que tout serait à nos frais“.

Si procès il y a, il ne devrait pas se tenir avant fin 2021 et l’issue en est incertaine. D’où cette mobilisation des proches de Nicolas et Stéphanie à travers la cagnotte Leetchi qui espèrent récolter un minimum de fonds pour enfin leur permettre d’habiter leur maison.

 



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