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Fabienne Giovannini démissionne de la présidence de l’Office public de l’habitat

Fabienne Giovannini démissionne de la présidence de l’Office public de l’habitat
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Fabienne Giovannini a annoncé sa démission de la présidence de l’Office public de l’habitat de la Collectivité de Corse (OPH2C). Dans un courrier aux allures de règlement de compte envoyé aux administrateurs, elle fustige la gestion de la majorité nationaliste à laquelle elle appartient.

Elue en mars 2018 à la tête de cet EPIC (établissement public à caractère industriel et commercial) régional satellite de la Collectivité de Corse, sa démission créé la surprise.

Elle était annoncée comme maintenue à la tête de l’office jusqu’au mois de mars – et au renouvellement de l’Assemblée de Corse – malgré les tensions entre elle et le président de l’exécutif au sujet de la gestion de l’office.

Le report probable des élections est-il la cause de cette décision ? Aucun commentaire ni d’un côté ni de l’autre. La directrice générale de l’établissement, Annie Albertini, a également quitté son poste. Un départ qui était en cours de discussion depuis plusieurs semaines.

Son remplaçant issu de l’administration de la municipalité de Lucciana devrait être nommé rapidement.

Polémique lors de la campagne des municipales à Bastia

Conseillère territoriale Femu a Corsica à l’Assemblée de Corse, Fabienne Giovannini avait été au cœur d’une polémique lors de la dernière campagne des municipales à Bastia.

Cela faisait suite à un courrier signé de sa main envoyé aux locataires pour saluer et annoncer le plan de réhabilitation des HLM porté par la Collectivité de Corse, dont le président de l’exécutif, Gilles Simeoni, était candidat sur la liste du maire sortant Pierre Savelli… Une démarche critiquée par les autres candidats en lice qui ont saisi la justice pour annuler le scrutin.

Un point de non-retour était atteint dans cette crise de confiance.

Dans un courrier aux allures de règlement de compte envoyé aux administrateurs pour annoncer sa démission, elle fustige la gestion de la majorité nationaliste à laquelle elle appartient.

“Les derniers CA ont confirmé qu’un point de non-retour était atteint dans cette crise de confiance. Jusqu’ici avec le soutien de nos directions, j’ai pu assumer mon rôle et accompagner le quotidien de l’office, mais vu l’évolution de la situation, je ne suis plus en mesure de garantir toute la sérénité nécessaire au bon fonctionnement de cet outil”, indique-t-elle. 

Gilles Simeoni, en désaccord avec la présidente sur la gestion de l’office, un outil aux dysfonctionnements multiples et au bilan plus que contrasté, ambitionnait de renouveler sa direction et sa présidence. Cette démission aura précipité ses projets.

 

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