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départs précipités, visites virtuelles, colocation, comment le Covid a bouleversé le marché



Avec 65 000 étudiants répartis dans 610 formations supérieures, le marché locatif à Grenoble est très marqué par cette clientèle. Avec les multiples confinements au plus vif de la crise du Covid, il a subi de nombreux départs prématurés.

Lié en grande partie à une clientèle d’étudiants, le marché locatif à Grenoble est fortement saisonnier, avec le départ des étudiants en juin et leur arrivée au plus tard en septembre.

De juin à septembre, « on enregistre donc plus de la moitié des entrées de nos locataires »  explique Nadine Buthion, responsable du service gestion locative du groupe  AGDA Immobilier « d’autant que le portefeuille de nos agences est largement orienté vers cette clientèle avec une prépondérance de studios et 1 pièce ».

Au 30 septembre 2020, 98,1 % des appartements étaient loués. Le marché n’a donc pas été fortement impacté par la crise du Covid l’été dernier. Il a fallu en revanche s’adapter pour respecter les mesures barrières obligatoires, et digitaliser les procédures : visite virtuelle des logements, entretien en visio, signatures électroniques des baux.

 

L’arrêt des cours en présentiel a précipité les départs

La situation du marché était donc plus ou moins stable, mais c’était sans compter les décisions de ne pas ouvrir les écoles et de travailler en distanciel. Les cours n’ont repris en présentiel sur le campus Université Grenoble Alpes qu’à la Toussaint.

« Aussi, nous avons commencé à enregistrer des départs de petites surfaces ou d’appartements en colocation de façon prématurée.(…) Si nous avons plutôt bien résisté, c’est parce que nous travaillons en collaboration avec de nombreuses écoles et notamment les BTS, IUT qui ont été moins impactés ».

Le 27 avril 2021, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a assuré que le gouvernement préparait une rentrée en septembre 100 % en présentiel pour les étudiants à l’université. « Nous sommes donc optimistes et l’on attend le retour en masse de nos étudiants« , espère Nadine Buthion, en espérant qu’il n’y ait pas de quatrième vague.

La chasse à la location est désormais ouverte pour les nouveaux arrivants, avec en revanche une inconnue : très nombreux sont les étudiants qui ont vécu en grande souffrance ces périodes d’isolement forcé, parfois jusqu’à la désespérance, et même le suicide.

Pas sûr cette année que les étudiants se tournent vers les studios et les tous petits T1, mais plus probable qu’ils se tournent encore plus vers des colocations, qui offrent des surfaces plus grandes et surtout un soutien psychologique collectif.

S’il est encore un peu tôt pour donner la tendance, il y a fort à parier que le Covid modifie quelque peu les choix de type de logements, tout comme la pandémie a enclenché une vague de déménagements… vers la campagne. 

 





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