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A Pietranera, un futur immeuble les pieds dans l’eau attise les tensions



D’importants travaux ont commencé, ces derniers jours, à Pietranera, sur la commune de San-Martino-di-Lota. Une résidence « de haut standing » doit voir le jour face au littoral. La construction inquiète des habitants locaux et l’opposition à la mairie.

Un tractopelle, des barrières de protection, des bungalows de chantier sont déjà installés sur place. A Pietranera, un immeuble de 23 logements, face au front de mer, doit voir le jour dans la commune de près de 3 000 habitants.

L’énorme cratère formé par les travaux n’a pas manqué d’interpeller les habitants locaux. Sur les réseaux sociaux, la gronde des internautes questionne la légitimité du chantier au bord de l’eau :

Le futur ensemble appelé « Pietramare » doit proposer des logements allant du 2 au 5 pièces sur une hauteur de quatre étages. De quoi urbaniser davantage le front de mer : 

Une construction légale, selon la mairie

Interpellée après les premiers coups de tractopelle, la maire de la commune de San-Martino-di-Lota, Marie-Hélène Padovani, a justifié l’accord par la mairie d’un permis de construire. Selon elle, il s’agissait d’une « dent creuse » au regard de la loi littoral :

Nous sommes dans une agglomération, dans une zone urbanisée. Il n’était pas possible de rendre ce terrain inconstructible. Et heureusement, que la commune est dotée depuis 2013 d’un plan local d’urbanisme (PLU).

Marie-Hélène Padovani, maire de San-Martino-di-Lota

Sans ce PLU, le bâtiment aurait notamment pu dépasser la route en hauteur. Les futurs travaux doivent également comprendre un accès public à la plage située en contre-bas.

Des appartements entre 450 000 et 800 000 euros

Sur les brochures de présentation, le « Pietramare » est décrit comme une « résidence de haut standing aux portes de Bastia et du Cap Corse ». Des constructions en pierre et en bois, des terrasses, un ascenseur, un parking, un accès direct à la plage… Les prix des appartements vont de 450 000 euros, pour les plus petites surfaces, à 850 000 euros, pour le logement le plus luxueux, qui s’étale sur plus de 200 mètres carrés.

Les lieux vont donc bien changer en l’espace de quelques mois. Auparavant, l’espace était vierge. Seul un étroit passage permettait de descendre au niveau de la mer où une paillote était installée près de la plage. Celle-ci appartenait à l’hôtel Calavita, situé au-dessus de la route. Les propriétaires, un couple de commerçants, sont partis. Ce sont leurs successeurs à la tête de l’établissement hôtelier qui ont pris la décision de vendre cette parcelle.

Regrets et critiques de l’opposition

L’association d’habitants « Aiutu per a pieve di Lota » regrette que la mairie ne se soit pas positionnée pour acquérir cet espace. La mairie a avancé que le prix d’achat fixé aux alentours d’un million d’euros était trop important. Or, sur certains documents de cession, le montant indiqué montrerait une acquisition à 550 000 euros de la part de deux sociétés.

Notamment pour le transformer en un lieu d’intérêt général. Des élus de l’opposition et l’association déplorent également la construction de logement de standing à la place d’un lieu d’intérêt général comme une base nautique ou encore un centre aéré. Deux visions du développement de la commune bien différentes.

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